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Nouvelles

Un devoir de mémoire : Présentation de 20 éminents haïtiens dont nos succursales en province porte chacune le nom

1 août 2018

Un devoir de mémoire

 

(Extrait du livret « Une Entreprise Citoyenne au Service de la Communauté Haïtienne »)

 

La UNIBANK a ouvert en 1998 sa première succursale régionale, la succursale Roi Henry au Cap-Haïtien en hommage à Henry Christophe, le Roi Bâtisseur.

 

Aujourd’hui, la UNIBANK compte 20 succursales en provinces portant chacune le nom d’un éminent haïtien. La UNIBANK entend ainsi rendre un hommage spécial à ces grands haïtiens ayant positivement marqué leurs temps par leur contribution politique, économique, culturelle, intellectuelle au développement national et au rehaussement de notre prestige.

 

Faire revivre ces Hommes et Femmes en associant leurs noms à une institution pérenne et au service de la Communauté relève d’un devoir de mémoire pour la UNIBANK. C’est l’occasion, chaque jour, d’honorer ces compatriotes, de les faire connaître un peu plus et de rappeler à chaque Unibanquier l’obligation de servir au mieux cette clientèle chaque jour plus nombreuse à nous faire confiance et à faire route ensemble avec nous.

 

Noms des Succursales de Provinces

 

Roi Henry Cap Haïtien I
Héros de Vertières Cap Haïtien II
Rosalvo Bobo Cap Haïtien III
Anténor Firmin Cap-Haitien IV
Joseph D. Charles Limbé
Reine Marie Louise Ouanaminthe
François Cappoix Port de Paix
Toussaint Louverture Gonaïves I
Jacques Stephen Alexis Gonaïves II
Benoît Batraville Mirebalais
Charlemagne Péralte Hinche
Nissage Saget Saint Marc
Auguste Elie Ile de la Gonâve
Reine Anacaona Léogane
Fernand Hibbert Miragôane
Borno Lamarre Petit Goâve
Magloire Ambroise Jacmel
Nicolas Geffrard Cayes I
Lysius Salomon Cayes II
Etzer Vilaire Jérémie

 

  1. Roi Henry

Henry Christophe est né en 1757 à l’île de la Grenade. Héros de la Bataille de Vertières, il signe avec Dessalines l’Acte de l’Indépendance aux Gonaïves le 1er janvier 1804. Une loi du Conseil d’Etat daté du 20 mars 1811 le nomme Roi d’Haïti sous le titre de Henry, il est couronné le 2 juin de la même année sous le nom de Henry 1er au Cap. Il meurt à Milot le 8 octobre 1820.

 

  1. Héros de Vertières

A la Bataille de Vertières, décisive pour la prise du Cap, dernier bastion de résistance de l’armée expéditionnaire, plusieurs de nos combattants se sont distingués avec un courage et un héroïsme sans pareil. Réunis autour de Dessalines, ces combattants étaient : Gabart, Jean Philippe Daut, Clerveaux, Christophe, Romain, Cappoix, Cangé, Vernet, Charlotin Marcadieux, Paul Prompt et Bastien.

 

  1. Rosalvo Bobo

Né au Cap-Haïtien en 1874, il occupa les fonctions de Secrétaire d’Etat de l’Intérieur et de la Police Générale et de Secrétaire D’Etat par Intérim des Finances et du Commerce. Au début de l’occupation américaine en 1915, il est proclamé Chef du Pouvoir Exécutif par l’Armée Révolutionnaire du Nord. Il meurt à Paris en 1929.

 

  1. Anténor Firmin

Né d’une famille modeste du Cap-Haïtien en 1850, Anténor Firmin effectue ses études secondaires au lycée de sa ville natale et commence à enseigner dès l’âge de 17 ans. Passionné de politique, il fonde au Cap-Haïtien le journal : « Le messager du Nord ». Durant son exil à Paris, il rencontre Louis-Joseph Janvier et devient membre de la Société d’Anthropologie de Paris. En 1885, il publie « De l’égalité des races humaines », qui est une réhabilitation de la grandeur historique de la race noire depuis l’Égypte jusqu’à Haïti en réaction à l’Essai « sur l’inégalité des races humaines » de Gobineau. Anténor Firmin est candidat à la présidence à la fin du XIXème  siècle. En 1905, son essai, « M. Roosevelt, président des États-Unis  et la République d’Haïti » eut une grande répercussion, qui prédisait une intervention armée américaine qui, de fait, eut lieu.

 

  1. Joseph D. Charles

Joseph D. Charles est né au Limbé en 1907. Enseignant et Avocat, il occupa la fonction de Secrétaire d’Etat de l’Instruction Publique, de l’Agriculture et du Travail, et de Secrétaire d’Etat des Relations Extérieures et des Cultes. Ambassadeur à Washington puis au Mexique en 1948, il est nommé Vice-Président de  l’Organisation des Etats Américain (OEA).

 

  1. Reine Marie Louise

Marie Louise Coidavid Christophe (Reine Marie Louise) est née sur l’Habitation Bedou à Ouanaminthe en 1778. Conjointe du Roi Henry Christophe, on lui a conféré le titre de Reine d’Haïti le 2 juin 1811.

 

  1. François Cappoix

Appelé aussi Capois la Mort, François est né à Port de Paix en 1766. Héros de la bataille de Vertières le 18 novembre 1803 et signataire de l’Acte de l’Indépendance, il a fait édifier le Fort des trois Pavillons près de Port de Paix. Il meurt assassiné en 1806.

 

  1. Toussaint Louverture

Né en 1743 sur l’habitation Bréda au haut du Cap, Toussaint a 48 ans lorsqu’il se joint en novembre 1791 au soulèvement général des esclaves. Homme politique, stratège militaire et administrateur, Toussaint met en place les bases du futur État Haïtien qui sera proclamé en 1804. Arrêté pour traitrise en juin 1802, Toussaint est déporté en France où il meurt le 7 avril 1803 dans un cachot du fort de Joux en France.

 

  1. Jacques Stephen Alexis

Jacques Stephen Alexis, descendant de Jean-Jacques Dessalines, fut neurologue, écrivain, et spécialement connu pour son opposition à la dictature de François Duvalier. Étant fils du diplomate, professeur et ambassadeur Stephen Alexis, l’éducation patriotique et l’amour de l’art lui furent inculqués dès le jeune âge. Après ses études de médecine à paris, il s’est immédiatement consacré à sa passion, la littérature. Il est l’un des écrivains les plus importants et respectés dans la littérature Haïtienne et de la Caraïbe. Ses œuvres les plus connues sont : Compère Général Soleil, 1955, et L’espace d’un cillement, 1959.

En 1961, Jacques Stephen Alexis avec le soutien des communistes haïtiens, décide de retourner en Haïti clandestinement pour renverser François Duvalier. Il n’est jamais rentré chez lui, il fut porté disparu et présumé assassiné sous les ordres de François Duvalier. Il avait 39 ans.

 

  1. Benoît Batraville

Né à Mirebalais en 1879, suite à la mort de Péralte il est choisi par les généraux Cacos pour prendre la direction du mouvement insurrectionnel contre la force d’occupation américaine. Sa tête est mise à prix, il meurt les armes à la main à Baryè Roch, Commune de Savanette le 19 mai 1920.

 

  1. Charlemagne Péralte

Né à Hinche en 1885, Charlemagne Péralte fut, en 1910 maître de la ville de Hinche. En 1915, Commandant de l’Arrondissement de Léogâne, il refuse de remettre la ville à l’occupant américain. Il mena une guérilla féroce contre les américains. Trahi, il fut assassiné par un sous-officier américain en 1919.

 

  1. Nissage Saget

Il naît et meurt à Saint Marc. Député puis sénateur, il passe 10 ans en prison sous le règne de Faustin Soulouque. Président du Gouvernement, constitué dans l’Etat Septentrional en 1868, Président de Gouvernement provisoire à la chute du Président Sylvain Salnave, il est élu en 1870 Président pour une période de 4 ans.

 

  1. Auguste Elie

Il a été membre de l’Assemblée Constituante de 1843. En 1844, il est nommé membre du Conseil d’Etat représentant le département de l’Ouest et en 1845 de celui représentant Port-au-Prince. Il a été membre de l’Assemblée Constituante et signataire de la Constitution de 1846. Élu en 1859 et réélu en 1866 Sénateur de l’Ouest, il fut Président du Sénat et Secrétaire d’Etat des Finances et du Commerce. Il meurt à la Gonâve le 2 avril 1869.

 

  1. Reine Anacaona

Au 15ème siècle, Anacaona, la charismatique reine d’Ayiti, mena une révolte acharnée contre les conquistadores de Christophe Colomb. Jusqu’à sa mort, elle combattra ceux venus voler leurs terres et réduire son peuple en esclavage. Sœur du vieux cacique Bohéchio du Xaragua et mariée à Caonabo, de la Maguana, Anacaona était aussi une femme d’une grande beauté, une gracieuse Samba dont la composition de ses chants (areytos) et les chorégraphies de ses danses enivraient l’ensemble du royaume. Anacaona fut arrêtée, condamnée pour conspiration et pendue en 1504.

 

  1. Fernand Hibbert

Journaliste, Enseignant et Ecrivain, Fernand est né à Miragoâne en 1873. Entre 1916 et 1920, il fut nommé Chargé d’Affaires puis Ministre Plénipotentiaire à la Havane. Il occupa également le poste de Secrétaire d’Etat de l’Instruction Publique et des Cultes. Il publia une dizaine de romans dont Sena, les Thazar, les Simulacres.

 

  1. Borno Lamarre

Né en 1775 à Fonds Parisien, il fit carrière dans l’armée. Nommé en 1803 Commandant de Petit Goâve, en 1807, il fut promu Adjudant Général puis nommé Sénateur en 1908. Il meurt en Héros en défendant le Môle Saint Nicolas  en 1810.

 

  1. Magloire Ambroise

Né à Jacmel en 1774, Dessalines le nomme au grade de Général de Brigade et Commandant de l’arrondissement de Jacmel en 1802. Il signe en 1804 l’Acte de l’Indépendance. Proposé comme Président de la République par ses troupes il n’accepte pas cet honneur. Il meurt le 7 décembre 1807 après son arrestation sous l’accusation de complot contre la sûreté de l’Etat.

 

  1. Nicolas Geffrard

Né à Camp Perrin il a participé à la guerre du sud  en 1799. Général de Division en 1803, il est considéré comme le vainqueur des français dans le Sud. Commandant militaire des Cayes en 1804, Il signa l’Acte de l’Indépendance. Membre du Conseil d’Etat, il meurt aux Cayes en 1806.

 

  1. Lysius Salomon

Louis Étienne Félicité Lysius Salomon, dit Lysius Salomon Jeune,  est né le 30 juin 1815 aux Cayes. Il fut Président de la République puis Président à vie d’Haïti du 26 octobre 1879 au 10 août 1888. Ministre des Finances sous le règne de l’empereur Faustin, Salomon finit par s’écarter de la vie politique après la chute de l’empire en 1859. En 1879, il revient en politique et devient Président. Durant cette période, il est un président immensément populaire. Son gouvernement composé de 28 individus fait encore figure de référence aux Antilles. Salomon est vénéré par la population, mais il est renversé par une révolution en 1888.

 

  1. Etzer Vilaire

Né à Jérémie en 1872, avocat, enseignant, poète, Commissaire du Gouvernement près du Tribunal Civil de la Grand Anse, Juge et Vice-président de la Cour de Cassation et Député, ses œuvres comptent parmi les plus beaux morceaux de la littérature haïtienne Page d’Amour (1897), Dix Hommes Noirs (1901), Années Tendres (1907), and Nouveaux Poèmes (1910).